Julie Gayet fait court

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Julie Gayet est l’ambassadrice de La Fête du Court Métrage, dont la 2e édition se déroule du 14 au 20 Mars, en France et à l’international. Projections dans les cinémas, les écoles, les commerces d’une trentaine de villes, mais aussi rencontres et ateliers d’éducation à l’image, cet événement culturel fait découvrir la magie du court. Marraine et bonne fée, Julie Gayet ouvre sa fenêtre sur « court » et laisse entrevoir terrain de jeu et jardin secret.

Pourquoi cela vous tient-il à cœur de promouvoir et d’encourager le court-métrage ?
Julie Gayet : Le court métrage c’est la naissance du cinéma. Depuis l’époque des frères Lumière  qui ont posé partout leurs caméras et fait ces petits films muets que l’on connaît bien comme « L’entrée en gare de la Ciotat » ou « L’arroseur arrosé », à la VR qui est l’actuelle réalité virtuelle, toute cette nouveauté commence par des petits films. Le court métrage c’est donc pour moi le plaisir de découvrir de nouveaux auteurs et de nouvelles technologies et je suis très curieuse.

Vous avez joué dans plusieurs courts métrages dans votre carrière, qu’est-ce que cela vous a apporté ?
Pas d’argent en tous cas (Rires) ! On devrait d’ailleurs parler des acteurs qui ont commencé par faire des courts métrages mais qui arrêtent quand ils sont connus. J’ai toujours fait des courts métrages depuis que j’ai commencé. C’est quelque part pour moi une façon de redonner ce qu’on m’a donné.

Quelle est la différence lorsqu’on tourne dans un long ou un court-métrage ?
En réalité il n’y en a pas, à part le temps. Il n’y en a pas par rapport au travail avec le metteur en scène, au fait de découvrir une équipe, on passe par le même processus. C’est quelque fois plus émouvant car c’est souvent une première fois. C’est peut-être aussi plus fou et plus libre car on a moins de pression financière ce qui est très agréable.

Le thème choisi cette année est assez politique…
Il tourne autour de la question du sexe et des étiquettes… C’est dans l’air du temps, la question du genre ! (Rires)

Quelles sont selon vous les spécificités du court métrage ? Est-il plus facile d’y véhiculer un message engagé ? De toucher un public plus large ou spécifique ?
Les plus c’est d’abord la liberté totale et la simplicité. Avec les nouvelles technologies c’est beaucoup plus facile de tourner un film, de prendre une petite caméra numérique, de pouvoir monter le film sur son ordinateur, de pouvoir même composer soi-même de la musique. Le court métrage c’est aussi un format très agréable qui peut être plus ou moins court d’ailleurs et n’est pas diffusé aux mêmes endroits, n’a pas les mêmes publics que le long métrage. Mais l’important c’est de permettre à ces auteurs d’être découverts, vus et pour eux de raconter une histoire. J’ai vu des sélections d’une heure et demie de courts métrages d’animation d’écoles, des petites histoires tellement formidables !

Pouvez-vous nous révéler vos films chouchous dans la programmation de La Fête du Court Métrage 2018 ?
Certainement pas ! (rires) D’abord parce qu’on les aime tous ! Et puis il y a des programmes qui sont bien organisés et il y a ce que j’aime, ces cartes blanches aux uns et aux autres, cartes blanches pour les 15 jeunes talents d’aujourd’hui mis en avant. J’aime qu’il y ait aussi des combinaisons de films pour les enfants avec des tranches d’âges très précises. Cette façon d’éditorialiser permet à chacun de décider : voir des courts métrages avec des acteurs connus, des nouveaux talents ou des films d’animation. J’encourage à découvrir des sélections ! Et puis c’est l’avantage du court métrage : si vous n’aimez pas un film, cela ne dure pas et hop, vous pouvez vous laisser happer aussi vite par un autre !

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