Manspreading : vous aussi, vous ne supportez plus les hommes qui écartent les jambes dans le métro ?

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Vous voyez forcément de quoi on parle : certains hommes qui, assis dans le bus ou le métro, ont toujours les jambes grandes ouvertes alors que vous vous recroquevillez sur votre siège histoire de ne pas empiéter sur la place du/de la voisin.e. Pourquoi mais pourquoi prennent-ils tellement leurs aises, vous demandez-vous. Sachez que cette manière de s’asseoir a un nom. Baptisée « manspreading » par les féministes – la contraction de « man » et « spreading » -, on pourrait traduire cela par le fait d’être un homme et d’être affalé dans le métro sans se soucier des autres passagers. A Madrid, heureusement, les choses vont bouger. Car comme vous pouvez le constater sur cette photo, la pratique n’est en effet pas réservée aux métros parisiens.

Un picto dans le métro

A Madrid, un collectif féministe espagnol baptisé Mujeres en Lucha a en effet décidé d’agir concrètement. Une pétition a été lancée il y a quinze jours, le hashtag à l’appui #MadridSinManspreading, pour demander à la municipalité madrilène la mise en place de panneaux anti-manspreading dans le bus. Le quotidien « Diario de Madrid » rapporte que des panneaux alertant sur cette pratique sexiste pourraient se multiplier dans la ville… puis dans la région. En effet, un projet de loi a été déposé le 6 juin dernier par le parti Podemos devant le parlement de la région de Madrid, proposant de ne plus attendre pour interdire le manspreading. Avec un picto bien identifiable, comme vous pouvez le découvrir dans le tweet ci-dessous.

« Nous pensons que rendre visibles ces pratiques quotidiennes de machisme qui passent inaperçues est la seule manière d’avancer », a expliqué la députée de Podemos Clara Serra Sanchez. La ville de New York possède un picto similaire dans le métro. A Mexico, c’est un siège insolite pour dénoncer les « frotteurs » du métro qui a beaucoup fait parler.

En France, l’association Osez le féministe avait déjà interpellé la RATP via la campagne « Take Back The Metro » en 2014. L’idée ? Contrer les violences sexistes et le harcèlement sexuel dans les transports. En janvier 2016, des affiches de la campagne #Harcelementagissons avaient été lancées par le ministère pour alerter les usagers. Et on peut désormais signaler une agression sexuelle dans les transports gérés par la SNCF par SMS, au 31177.

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